Les lampes et les aaratis sont des caractéristiques typiques d'un temple indien. Ils dégagent du prakasha (lumière) et du dhvani (son), qui sont tous deux prédominants dans le sattva guna. Ils font partie intégrante de l'adoration rituelle dans l'hindouisme. Le travail du laiton que vous voyez sur cette page est une lampe à main, qui sert également d'outil Aarti. Dans les temples obscurs du Sud et de l'Orient, le prêtre le tient dans ses mains et le fait signe devant les yeux brûlants de la divinité. Chacune des dias de cette lampe composite possède un fond profond (un zoom avant sur la même lampe vous permettra d'apprécier la profondeur ainsi que l'uniformité du travail manuel). Leurs parois extérieures, aussi minuscules soient-elles, sont gravées de courbes angulaires, qui témoignent du savoir-faire de l'artisan. Une fois qu'ils sont remplis de ghee et que les mèches de coton au repos sont allumées, on peut le présenter comme une offrande flamboyante au devi ou au deva. C'est le point de mire de la culture indienne, une image hautement composite lorsqu'il s'agit d'interpréter les Trununas. La base galbée de cette lampe est gravée de pétales et de vrilles, ce qui est mieux apprécié en faisant un zoom avant. De la même hauteur se dresse une tige étroite à parois ondulées le long de laquelle se trouvent trois plateaux concentriques de dias, leur nombre descendant vers le haut. Un diamètre unique sur le dessus et une poignée distinctive pour le prêtre complètent la composition.