Une Sarasvati assise en laiton, comme elle est illustrée par des dévots au Népal. Cette forme de Roopa de Devi Sarasvati, la divinité des Hindous qui préside à l'apprentissage et à l'esthétique, porte toutes les caractéristiques de l'iconographie népalaise: un corps mince défini par des courbes pointues, une couronne de cinq flèches et une mer de ceintures flottant autour de la figure. Toutes ces pièces sont distinctes de l'iconographie indienne de Sarasvati, mais elle est bercée par une veena miniature sur ses genoux. Trois de ses quatre mains - parce qu'elle est la chaturbhujadharini, celle à quatre bras - sont consacrées à la tenir et à gratter et à régler ses cordes. La musique émane du langage du corps de Sarasvati comme de son veena. La tête s'incline doucement vers la droite sur le cou, les épaules s'avancent subtilement vers la gauche. C'est comme si la musique la traversait, la faisant vaciller. Le vert monotone de cette Murti présente des nuances de couleur ocre crème. Elle est assise sur un trône de pétales de lotus, avec un pied posé sur le dos de son vahana, le cygne gracieux. Malgré l'échelle miniature sur laquelle il est sculpté, la ressemblance de l'oiseau immaculé avec sa maîtresse est indéniable.