La statue semble faire vibrer l'atmosphère par les battements de son tambour et la figure modélisée semble se libérer de son cadre métallique et effectuer une danse bruyante. Il excelle à la fois dans son expression absolue du thème et dans sa forme et sa plastique parfaites. Cette pièce en laiton de 38 pouces de hauteur repose sur un piédestal surélevé, une base haute comme un podium, comme une figure dansante comme celle-ci. Il se compose d'un motif de lotus conventionnel. La figurine représentée est apparemment un batteur, mais ses genoux tordus lui donnent des jambes pliées vers l'extérieur et ses pieds positionnés de manière correspondante, les orteils élargis et les talons rapprochés, ou plutôt toute la géométrie de sa silhouette, correspondent à un mode de danse. Elle a donc été interprétée comme dansant et jouant du tambour, en même temps. Elle est un être surhumain, un yakshi dansant ou un apsara du monde des dieux et non un résident de cette terre. La beauté est le corps de cette interprétation et le bhava enchâssant, le soutien émotif, son esprit président et ce sont ce qui rend la statue si unique et exceptionnelle. La silhouette du yakshi, chargée d'émotion, dotée d'un bhava céleste dans ses yeux et sur son visage, tient un mradanga qu'elle bat avec un bâton à sa gauche et par sa main à sa droite. Pour lui donner une touche naturelle, l'artiste a étiqueté dans ses cordes une écharpe, que les batteurs ont habituellement. Cet instrument est soutenu par une belle chaîne qui, en plus de tenir le mradanga, sert également d'ornement autour du cou du yakshi. Elle est habillée en mâle comme un short à genoux, mais elle met une ceinture avec de belles prises. Son nœud sur le devant est très artistique. Ses circulaires bien moulés qui roulent doucement sous ses ornements et de son cou, son visage rond avec une inclinaison vers le haut de la joue gauche, son cou bien défini et son ventre discret sont les membres les plus charmants de sa physionomie. Des caractéristiques pointues, un menton pointu, un front large, de longs doigts, de grands yeux amoureux, un doux sourire flottant sur ses lèvres et une silhouette mince, haute, élancée et bien proportionnée définissent la beauté de la demoiselle céleste représentée dans la statue. La silhouette sculptée enchante le plus par sa coiffe unique. Ses cheveux peignés sont disposés en quatre compartiments séparés par une somptueuse coiffe dorée. Sur la séparation centrale des cheveux se trouve un pendentif floral. À ses oreilles, elle porte des karna-phool, un ornement composé de motifs floraux. Chaque karna-phool monte dans un ordre floral décroissant et une dentelle, composée de petites perles florales, qui relie les karna-phool des deux oreilles, divise le crâne en deux parties, la partie arrière consistant en une coiffure recouverte d'un filet doré. Un certain nombre de chaînes et de colliers dorés recouvrent toute sa poitrine et son cou. Un plus grand collier suspend sur ses mamelles et leur confère projection et charme. Sur ses bras, elle porte de jolis brassards et à ses poignets de magnifiques bracelets dorés. La statue est superbe tant par son ornementation que par sa silhouette. This description by Prof. P.C. Jain et Dr Daljeet. Le professeur Jain se spécialise dans l'esthétique de la litterature indienne ancienne. Dr Daljeet est conservateur en chef de la galerie d'arts visuels du National Museum of India, New Delhi. Ils ont tous deux collaboré à de nombreux livres sur l'art et la culture indiennes.